Bordeaux fête le vin… à l’an prochain?

Publié le 10 septembre 2012

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Du Sauternes... c'est pas souvent que j'en savoure, mais c'est toujours un plaisir!

J’attendais l’événement depuis des mois, et je m’étais d’ailleurs procuré mon passeport dès les premières heures où ils ont été mis en ligne: j’étais prête pour Bordeaux fête le vin à Québec!

On doit s’y faire: plus rien n’est petit à Québec. Cette réalité présente l’avantage de nous faire vivre des événements exceptionnels qui n’ont rien à envier aux événements internationaux. L’envers de la médaille, c’est une foule dense et une expérience un peu diluée.

Voici donc mes quelques coups de gueule et mes nombreux coups de cœur!

Le kit du parfait festivalier
À notre arrivée, on se voit remettre une assiette cocktail en plastique, et un verre de dégustation… sale. Bon, ça se comprend quand même, avec la quantité de gens qui se présente cette fin de semaine, laver tous ces verres aurait été une tâche colossale. Mais c’est tout de même le premier commentaire que tous les gens que je connais m’ont fait.

Lavez ce verre que je ne saurais voir!
Verre sale oblige, le premier arrêt se doit d’être une pompe pour nettoyer nos verres. Entre les tentes, qu’on nous dit. Il nous faudra chercher un bon bout de temps pour trouver: avec les foule compacte, pas facile de repérer les installations. Au premier lavage, je comprends pourquoi nous n’avons pas reçu de délicats verres INAO comme on en reçoit généralement dans ces dégustations – avec la force de la pompe, le verre se doit d’être solide, à défaut de quoi on compterait de nombreux blessés.

Un bémol – le verre est si sale, qu’il aurait fallu une brosse et du savon pour laver l’extérieur aussi. Mais bon – passons aux dégustations!

C’est pas tout le monde qui sait vivre
Se frayer un chemin jusqu’à un comptoir n’est pas chose facile. Tout d’abord, la foule est dense. Puis, plusieurs personnes abusent du temps des sommeliers, se font servir de multiples dégustations avant d’arrêter leur choix, puis demeurent tranquillement accotés au comptoir pour boire leur sélection en papotant. Soupir.

Ce comportement a donc pour effet d’orienter mes choix de vins de façon toute particulière – cibler la section de comptoir la moins achalandée, faire la file (en tapant du pied), choisir un vin dont la bouteille n’est pas trop entamée (car j’ai hérité du dépôt de fins de bouteille à ma première dégustation) ou dont l’étiquette est jolie… et filer dare dare à l’extérieur de la tente.

Il y avait parait-il un Château Pétrusse, mais je n’ai jamais réussi à le trouver.

Tous les vignerons ne sont pas égaux
Arrivés près d’un comptoir en même temps que Véronique et Jeff, on demande à un vigneron de nous permettre de déguster 3 bouteilles alignées l’une à côté de l’autre afin qu’on puisse choisir. "Ben vous êtes trois, vous avez qu’à en prendre chacun un"… et nos verres se retrouvent remplis sans qu’on ait rien d’autre à dire. Bye bye coupon!

Prochaine tente, je demande au vigneron de me parler des différences entre deux vins: "Ben z’avez qu’à les goûter"… et mon verre se remplit sans que j’aie pu choisir, bye bye coupon!

Bref, les discussions avec les vignerons sont sommaires dues à la foule – ceux qui n’auront eu aucun égard pour les gens derrière eux auront sans doute eu plus de détails sur les vins dégustés. Mais bon, dégustons!

On savoure aussi avec les yeux
Mon très grand coup de cœur de l’événement, c’est l’emplacement: tout les secteur derrière l’Espace 400 est accessible, on peut se promener sur les quais en savourant notre verre, s’asseoir dans l’herbe. Encore une fois, je me répète: Québec, c’est si beau!

On n’oublie pas de manger!
Un autre coup de cœur: la tente gourmande! Le Canard goulu est sur les lieux, le Yuzu, la Mangue Verte, le Savini, Yannick Fromagerie… J’aurais aimé passer d’une tente-pavillon au pavillon gourmand pour découvrir un accord mets/vins à chaque dégustation! Foie gras, smoke meat de canard, parmesan, tataki d’escolar, tartare de saumon, de bœuf, cannelés… C’est l’abondance pour tous les foodies!

Du jamais goûté, et du pas souvent goûté
L’occasion était idéale pour que je me permette enfin de savourer un pomerol, et que je savoure des vins qui se retrouvent trop rarement à ma table: St-Émilion, St-Estèphe, Sauternes…

Une prochaine édition?
En dépit de toutes ces critiques, l’événement était vraiment une réussite, et j’espère le voir revenir l’an prochain. Notez que plusieurs de mes critiques ne peuvent même pas être prises en compte par les organisateurs: ce n’est pas de leur faute si certains participants font le scotch tape devant les vignerons, si certains vignerons deviennent un peu bourrus à force de voir défiler devant eux des festivaliers qui ne posent certainement pas pas toujours des questions très intelligentes… On mentionnait dans les journaux que certains vignerons ont versé du vin pendant 11h d’affilée sans même prendre une pause: je serais très grincheuse après 2 heures, imaginez 11! Mes critiques pour le verre? L’organisation était certainement consciente des lacunes, et elle a certainement fait au mieux: ce n’est pas tous les jours qu’on doit faire la vaisselle pour des milliers de visiteurs.

J’aurais peut-être aimé un passeport un peu moins cher et la possibilité d’acheter le nombre de coupons que je souhaite – en fait, j’aurais certainement consommé moins que le nombre de coupons que j’avais avec le passeport… Mais j’imagine que cela aura aussi eu pour effet de freiner la surconsommation puisqu’on devait acheter un autre passeport complet si on voulait des billets supplémentaires… Ça aussi, ça a certainement été pris en compte et réfléchi.

Les Apéros Bordeaux
Si vous avez aimé découvrir les vins de Bordeaux tout autant que moi, je vous invite à ne pas manquer le prochain passage des Apéros Bordeaux à Québec – j’en ai parlé juste ici. Prix abordables, des sommeliers accessibles et généreux, la possibilité de déguster les vins offerts… Un 5 à 7 très sympa!

Pour en savoir plus…
Les Vins de Bordeaux sur Facebook

Et ma journée en photos!

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Publié dans : À table!, Événementiel